Les parisiens exclus du système bancaire traditionnel, suite par exemple à un fichage à la banque de France, peuvent prendre un microcrédit auprès du Crédit Municipal, comme je vous ai expliqué dans mon article « micro crédit pour interdits bancaire fichés banque de France« . Aujourd’hui, le département de la Seine Saint Denis propose également, via le Crédit Municipal et l’ADIE, des microcrédits, visant à donner un sérieux coup de pouce aux personnes en difficulté avec des prêts de petites sommes d’argent. Si vous êtes au RSA (RMI), au chômage et que vous avez un projet, ce type de crédit issu de la microfinance est fait pour vous.

Le microcrédit personnel de la Seine Saint Denis est même plus avantageux que le parisien : le taux d’intérêt n’est que de 2% effectif pour le demandeur de crédit, contre les 4% du micro credit parisien! C’est le département qui se charge des 2% restant, permettant ainsi de réduire encore plus le coût du crédit auprès de ses concitoyens en difficultés d’argent.

Quelle est la différence entre le micro crédit de l’ADIE et le micro crédit du Crédit Municipal?

Le micro crédit du Crédit Municipal est un micro crédit personnel, ou microcrédit social. Le RMIste ou chômeur ou mère de famille en difficulté (entre autres) pourront par exemple emprunter des sommes qui vont de 500 euros à 3000 euros, remboursables de 12 à 36 mois. C’est un aide de premier ordre, qui va sortir bien des personnes de l’embarras, du moment que l’emprunt est justifié : « il me faut un crédit pour prendre mon permis pour trouver du travail », par exemple.

Le micro credit de l’ADIE est un crédit professionnel. Il est proposé à un taux similaire aux banques. C’est l’ADIE qu’il faut voir si plus aucune banque ne veut vous prêter de l’argent si vous voulez créer une entreprise. J’en parle plus longuement dans mon article « obtenir un crédit solidaire pour créer son entreprise« . Les prêts ici sont beaucoup plus conséquents, pouvant aller jusqu’à 12 000 € remboursables en 24 mois.

Avec l’extension du microcrédit progressive en France, je pense que beaucoup d’initiatives privées vont surgir, redonnant à la France sa capacité à innover, et surtout, la donner à ceux qui en étaient exclus jusqu’ici.

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