Vous êtes chômeur, vous voulez du boulot, mais personne vous en donne? Pourquoi ne pas créer vous même votre emploi? Plutôt que de travailler pour un patron qui peut nous virer à tout moment, c’est, si on a l’esprit d’entreprise, le meilleur moyen d’obtenir son indépendance. Le nouveau statut d’auto-entrepreneur, lancé en janvier 2009, est là pour vous aider à créer votre entreprise.

Ce nouveau statut a déjà permis d’enrayer la baisse tous les mois de la création de nouvelles entreprises : le mois de janvier 2009 aura connu une croissance de 10,6% par rapport à janvier 2008. Il faut savoir que en règle générale, les créateurs d’entreprises sont bien souvent récompensés par leur sens de l’initiative, il suffit juste de se rendre compte qu’il y a toujours beaucoup plus de nouvelles entreprises qui sont crées que d’entreprises qui font faillite, malgré l’augmentation de 10% des faillites en 2008 par rapport à 2007. 325 700 nouvelles entreprises contre 55 000 faillites : si j’ai bien fait mes comptes, 16,9% des entreprises.

C’est 83,1% des entreprises qui résistent. Il faut bien évidemment prendre en compte que 87% des entreprises nouvellement crées n’ont pas de salariés pendant la première année! Quoiqu’il en soit, en France, les créateurs d’entreprises sont en moyenne récompensés de leurs efforts. Et souvenez-vous : 25% des faillites d’entreprises sont dues à des impayés, c’est le moment de regarder les solutions d’affacturage ;)

Donc revenons à nos moutons : vous êtes chômeur, vous avez une idée pour faire votre propre job, par où commencer? Surtout qu’au début, comme d’habitude, l’argent, les fonds nécessaires pour créer son entreprise ne sont pas forcément au rendez-vous. Je vous parlais il y a quelques temps d’une première aide que vous pouvez obtenir, l’ADIE, mais qui est toutefois très restrictive. L’ADIE, pour rappel, est un crédit octroyé aux entrepreneurs qui ont un projet solide et des personnes prêtes à se porter garants. Pas facile donc. Mais il existe d’autres aides, représentées par l’ACCRE : Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise.

Qui peut bénéficier de l’aide de l’ACCRE?

  • Les demandeurs d’emploi indemnisés ou susceptibles de l’être
  • Les demandeurs d’emploi non indemnisés, ayant été inscrits 6 mois au cours des 18 derniers mois au Pôle emploi
  • Les bénéficiaires de l’allocation d’insertion ou de l’allocation temporaire d’attente
  • Les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS)
  • Les bénéficiaires de l’API (allocation parent isolé), bientôt RSA
  • Les bénéficiaires du RMI (revenu minimum d’insertion), ou leur conjoint ou concubin, bientôt RSA
  • Les personnes remplissant les conditions pour bénéficier de contrats « nouveaux services – emplois-jeunes » ainsi que celles embauchées dans le cadre de ce dispositif et dont le contrat de travail a été rompu avant le terme de l’aide
  • Les salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté (dans le cadre d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire)
  • Les titulaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape), s’ils remplissent l’une des conditions ci-dessus
  • Les bénéficiaires du complément de libre choix d’activité (allocation versée aux personnes qui interrompent totalement ou partiellement leur activité professionnelle pour s’occuper de leur enfant de moins de trois ans)
  • Les créateurs d’entreprises en Zone Urbaine Sensible (ZUS)

En quoi consiste exactement l’aide de l’ACCRE?

Si vous allez créer une entreprise, et que vous voulez en être salarié, l’ACCRE est faite pour vous.

C’est une exonération de charges sociales pendant un an (sur votre salaire, et que le votre). Elle est à compter, soit à partir de la date de l’affiliation au régime des travailleurs non-salariés, soit à partir du début d’activité de l’entreprise, si l’assuré relève du régime des assimilés-salariés. Autre avantage, le maintien de certains minima sociaux (RMI, allocations d’insertion, de veuvage et de solidarité spécifique entre autres).

L’exonération n’a pas de plafond de revenus pour les demandeurs d’emploi indemnisés. Pour les autres bénéficiaires, l’exonération ne porte que sur la partie des revenus ou rémunérations ne dépassant pas 120 % du Smic. Pour plus d’informations sur les aides de l’ACCRE, vous pouvez consulter le site de l’APCE, l’agence pour la création d’entreprises. Leur site est rempli de bons conseils et de bonnes adresses de personnes qui peuvent peut-être vous aider. Vous pouvez même y trouver des idées pour créer votre société ;)

Sans les charges sociales à payer pendant un an, c’est vrai que c’est tout de suite plus simple pour monter sa propre boîte : c’était très dur auparavant, car il fallait tout de suite payer ses cotisations à l’URSSAF avant même d’avoir commencé à travailler, à faire de l’argent. Par contre l’ACCRE ne vous fera pas de crédit, il faudra voir avec l’ADIE.

Comme d’habitude de toute façon, la principale aide que vous pourrez avoir, c’est la votre!

Le statut d’auto-entrepreneur

auto-entrepreneur

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Si les chiffres de création de nouvelles entreprises ont été bons en janvier 2009, c’est principalement grâce au nouveau statut de l’auto-entrepreneur et des micro-entreprises, qui vient enfin simplifier la relation de l’entrepreneur à l’état et des formalités et autres paperasses qui bien souvent décourageaient ceux qui avaient pourtant un projet d’entreprise. Toutes sortes d’activités sont prises en compte, qu’elles soient régulières ou ponctuelles.

Cerise sur le gâteau : les auto-entrepreneurs pourront cumuler les avantages de l’auto-entreprise avec ceux de l’ACCRE à partir du premier mai 2009. Un bien joli coup de pouce en ces temps de crise.

La chambre des commerces et de l’industrie (CCI) peut également vous aider à trouver les aides qu’il vous faut pour débuter votre entreprise. Les aides sont de tout types, que ce soit au niveau local ou européen, la CCI saura vous informer. Ou du moins, ils devraient, ils ont une énorme base de données nommée SEMAPHORE, avec plus de 5000 aides répertoriées.

Le gros avantage du nouveau statut d’auto-entrepreneur réside dans le fait que vous n’avez pas à vous immatriculer au registre du commerce et des sociétés, ni au répertoire des métiers et que vous pourrez payer vos charges au fur et à mesure de vos rentrées d’argent. Les demandeurs d’emploi éligibles à l’ACCRE auto-entrepreneurs qui vont créer leur entreprise à partir du 1er mai 2009 ne paieront pendant la première année que 25% du taux des charges sociales normales. La deuxième année, 50%, la troisième, 75%, pour finalement arriver à la totalité des charges sociales à partir de la quatrième année.

Le micro-credit pour créer son entreprise?

Nous avions vu que si vous étiez chômeur de longue durée ou RMIste, réussir à obtenir un crédit pour créer son propre job était pratiquement impossible, les banques ayant besoin de solides garanties qu’une personne vivant au RMI ne peut donner. La maigre solution à ce problème : ADIE. Mais pour les autres? Ceux qui ont encore la chance de pouvoir obtenir un crédit?

Il y a le PCE : Prêt à la Création d’Entreprise, octroyé par les banques.

Ces prêts sont donnés aux personnes physiques ou morales en phase de création (avec déjà un numéro SIREN attribué) ou PME créées depuis moins de 3 ans, quel que soit leur secteur d’activité et n’ayant pas encore bénéficié d’un financement (égal ou supérieur à 2 ans).

Dépenses financées par les PCE : la trésorerie qu’il faut pour démarrer, les investissements immatériels (frais commerciaux ou publicité…) à l’intérieur d’un programme de 45 000 €.

Les modalités : c’est un prêt sans garantie ni caution personnelle de 2 000 à 7 000 €, d’une durée de 5 ans avec 6 mois de différé d’amortissement du capital et de paiement des intérêts.

Pour plus d’informations, consulter votre banque, il est déjà bon de savoir que ça existe, pour peu que votre banquier ne soit pas fâché avec vous, il y a peut être moyen d’obtenir de l’argent pour démarrer une société :)


Pour ceux qui ont plus de mal à obtenir un crédit bancaire, il y existe toujours la solution des prêts d’honneur. C’est un prêt qui est octroyé à la personne, et non à l’entreprise. Vous engagez votre personne, votre honneur. C’est un prêt qui n’engage aucune garantie de votre part.  Ce sont des crédits à rembourser en règle générale entre 2 à 5 ans.

Ce type de crédit est octroyé le plus souvent par des associations. Des associations qui veulent développer leur région, par exemple. Si vous avez un projet concret dans une région, informez-vous auprès des collectivités locales, si il n’existe pas d’aide à la création d’entreprise. On parle par exemple d’une entreprise web qui voudrait travailler à la campagne, ou de la création d’une ferme touristique : toutes sortes d’initiatives sont prises en compte.

Les prêts sont en général de 3000 à 15000 euros, en moyenne 7500, à un taux d’intérêts en général imbattable : 0%. Ce sont donc des prêts à taux zéro en général : vous apportez votre initiative, votre travail, votre entreprise en devenir qui va permettre de développer une activité économique dans une zone parfois sinistrée, et ils vous aident, en vous finançant. Autant vous dire qu’il faudra avoir un projet qui tienne la route.

Trois adresses pour trouver l’association qu’il vous faut :

http://www.franceactive.org/ qui donne du « crédit à l’emploi »

http://www.reseau-entreprendre.org/, portés par 3000 chefs d’entreprise bénévoles pour vous aider

http://www.france-initiative.fr/ premier réseau de financement de France spécialiste du prêt d’honneur.

Bon courage à tous! La chance sourit aux audacieux comme on dit :D

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