L’immobilier est sans aucun doute le placement préféré des français, et tout ceux qui veulent acheter un appartement ou une maison à crédit devraient se réjouir, mais… en période de crise, les taux des crédits immobiliers ont tendance à remonter fortement, tandis que les banques sont plus réticentes à prêter de l’argent.
Pour enrayer cet effet pervers, il existe des mécanismes de contrôle au niveau européens, comme la Banque Centrale Européenne (BCE), qui régule le crédit, le coût de l’argent, en baissant le taux directeur ou l’augmentant. En 2008 par exemple, au plus fort de la crise, la BCE a baissé le taux directeur.
Baisser le coût du crédit ne fait pas forcement le bonheur de tout le monde. Si on a l’intention d’acheter un bien immobilier, cela peut être intéressant car cela va faire baisser les taux d’emprunt. En revanche, si on a pas de projet particulier et que l’on veut simplement épargner quelques sous pour les mauvais jours ou pour se faire plaisir dans plusieurs mois, cela va impacter directement le taux du livret A ou du livret bleu. En 2009 les taux d’intérêts du livret A ont chuté à leur plus bas historique, incitant les personnes à ne plus épargner, mais à consommer. La consommation est le moteur de l’économie.
Les baisses des taux impactent aussi les épargnants qui misent sur les Sicav monétaires ou les comptes à terme, qui voient leurs rémunérations baisser avec la baisse des taux de la BCE. En gros tout est fait pour que vous ne gardiez pas votre argent dans le matelas et pour vous pousser à consommer, à acheter, à dépenser votre argent durement gagné. Moins d’épargnants, la suite est logique : les personnes, n’ayant pas de capital pour se protéger en cas de coup dur, sont plus vulnérables à un accident de la vie, et ont plus de risque de se retrouver en situation de surendettement. Le crédit, même peu cher, est un risque qu’il faut mûrement réfléchir. La relance en temps de crise par la consommation est à double tranchant : on vous incite à ne pas épargner en temps de crise, pour sortir le pays du marasme économique, mais si c’est vous qui êtes touchés par la crise, en étant par exemple au chômage, comment allez-vous faire si vous n’avez pas d’économies? C’est un mécanisme sans solution véritable, il est difficile aujourd’hui de dire qui a raison. Pour ma part, je préfère avoir quelques sous de coté, mais dépenser tout de même des sous : il faut se faire plaisir tant qu’on peut en profiter.
Lexique pour mieux comprendre le crédit
Taux d’intérêts
les intérêts sont la rémunération des prêteurs : c’est le seul moyen d’avoir des personnes ou des sociétés qui vont mettre à disposition leur argent pour des investissements. Les taux d’intérêts sont très réglementés, avec le taux d’usure par exemple, qui est un taux au delà duquel il est interdit de prêter de l’argent.
Les intérêts varient suivant le risque encouru : plus un prêt est risqué pour le prêteur, plus il voudra être récompensé pour sa prise de risque. Il existe plusieurs facteurs de risque : la durée du prêt, ou le profil de l’emprunteur. C’est triste à dire, mais quelqu’un qui a des difficultés économiques aura quasiment tout le temps des taux d’intérêts plus élevés qu’une personne aisée.
Taux directeur
Le taux directeur est établi, pour les membres de la zone Euro dont la France, par la BCE, Banque Centrale Européenne. C’est le taux d’intérêt auquel la Banque Centrale prête de l’argent aux banques, et est donc le principal indicateur pour déterminer les taux d’intérêts des banques.
C’est un instrument essentiel qui permet à la BCE d’intervenir sur le marché des crédits et de l’épargne, et lui permet de contrôler l’inflation. Plus le taux est bas, moins les gens sont disposés à épargner, vu la faible rémunération, et plus il est judicieux de faire un crédit, pour l’achat d’un appartement par exemple, vu le faible coût.
Prêt à taux zéro
un taux zéro, c’est lorsque le prêteur ne charge aucun intérêt. Le prêteur n’est donc pas rémunéré pour avoir prêté de l’argent. En pratique, avec l’inflation, c’est un crédit à perte pour le prêteur.
Les taux zéro sont en général attribués par l’état, lorsqu’il veut favoriser l’achat, à crédit, de ce qui est lourd investissement. Des crédits à taux zéro sont attribués à l’achat d’un appartement à Paris, par exemple, sous conditions de ressources, des prêts à taux zéro sont attribués pour des travaux qui permettent d’économiser de l’énergie, et ainsi de suite. Ce sont des aides fondamentales pour relancer certains secteurs vitaux, comme l’immobilier : sans ces aides, il ne serait tout simplement pas possible d’acheter son logement pour beaucoup de personnes.
Le taux directeur est établi, pour les membres de la zone Euro dont la France, par la BCE, Banque Centrale Européenne. C’est le taux d’intérêt auquel la Banque Centrale prête de l’argent aux banques, et est donc le principal indicateur pour déterminer les taux d’intérêts des banques.
C’est un instrument essentiel qui permet à la BCE d’intervenir sur le marché des crédits et de l’épargne, et lui permet de contrôler l’inflation. Plus le taux est bas, moins les gens sont disposés à épargner, vu la faible rémunération, et plus il est judicieux de faire un crédit, pour l’achat d’un appartement par exemple, vu le faible coût.
Livret A
C’est le compte d’épargne le plus populaire parmi les français, qui existe depuis 1818. 4 français sur 5 sont détenteurs de ce compte épargne. Les taux d’intérêts sont règlementés, et cette épargne est défiscalisée. Avant l’année 2009, le livret A était le monopole de trois banques : le Crédit Mutuel (avec son “livret bleu”), la Banque Postale et la Caisse d’Épargne. Aujourd’hui, toutes les banques peuvent ouvrir un livret A.
Le livret A est plafonné, vous ne pouvez pas avoir plus d’une certaine somme d’argent, 15300 euros : il ne faut pas oublier que c’est un compte aidé par l’état. Pour la même raison, un personne physique ne peut avoir qu’un seul livret A. Au delà du plafond du livret A, il existe d’autres livrets, plus adaptés.
