Un projet de loi va être deposé à l’assemblée nationale, visant à responsabiliser les différents organismes de crédit. Il ne faut pas qu’ils accordent des crédits à tort et à travers, risquant de mettre beaucoup de gens en situation de surendettement.
Présenté par le député Philippe Marini le 19 novembre, la proposition de loi vise à encadrer beaucoup plus sérieusement les pratiques d’accord de prêts. Avec la crise qui débute, beaucoup de familles sont ou seront fragilisées, se retrouvant à la limite du surendettement : le moindre imprévu, accident de parcours pourrait faire basculer une situation financière stable en une situation de faillite personnelle. Nous parlons tout de même de plus de 183 000 dossiers de surendettement déposés chaque année auprès des commissions instituées par la loi Neiertz.
Cette loi vise surtout à régulariser la publicité qui est faite pour les crédits à la consommation. Le crédit, c’est quelque chose de sérieux, dans la mesure où on risque de se retrouver dans une situation dramatique si on ne peut plus faire face aux différentes dettes contractées. C’est un acte sérieux et responsable, que les publicités peuvent avoir tendance à banaliser, faisant oublier aux consommateurs l’importance du crédit.
L’autre aspect de la loi vise également à encadrer les « facilités » accordées par les institutions de crédit, qui accordent trop facilement leurs crédits à des gens qui n’auront pas forcément les moyens de rembourser plus tard.

Pour finir, il veut également mettre un énorme frein au crédit revolving, autrement appelé réserve de crédit ou d’argent. Le démarchage pour ce type de crédit et pour le rachat de crédit devrait donc, selon le député, être interdit, ce qui provoquerait la fin de la possibilité de faire ce genre de crédit dans un centre commercial.
Le plus important dans ce projet de loi, à mon sens, c’est sans aucun doute la vérification de l’attribution du crédit par l’organisme, et voir si le crédit attribué ne l’a pas été en sachant que la personne endettée n’aurait pas pu rembourser : l’organisme de crédit ne pourait alors plus prendre d’interêts!